Retour à la page d'accueil Conseil général de l'Allier

Jean Dagon (Châtel-de-Neuvre)

Jean Dagon, marié à Berthe Roux, est originaire de Châtel-de-Neuvre dans l’Allier où il exerce la profession de charcutier. Père de deux enfants (Yvonne et Georges), il est appelé sous les drapeaux lors de la mobilisation générale suite au décret du 1er août 1914. Il intègre le 60e régiment d’infanterie territoriale où il est « tambour ». Mobilisé dès le début du conflit, M. Dagon se retrouve dans le Doubs, dans les environs de Besançon à la fin du mois d’août 1914. Dès lors, il tient à rassurer sa famille en lui écrivant. Il a une attention particulière pour ses deux enfants (voir les cartes adressées à ses enfants),. Ces derniers s’appliquent également pour lui donner de leurs nouvelles. (voir les cartes écrites par sa famille).

La carte postale est un support de propagande efficace pour ternir toujours davantage l’image de l’ennemi. Si celui-ci apparaît comme déjà un vandale avec les photographies de villages détruits par les armées du Kaiser Guillaume II (lien vers « destructions allemandes »), les caricatures ne font que confirmer ces impressions d’inhumanité (lien vers barbarie_allemande). Dès lors, Jean Dagon n’hésite pas à exprimer sa rancœur envers les Allemands et à souligner leur barbarie. Ainsi, il écrit dans l’une de ses cartes : « Tu les vois ces sales boches, ah les horreurs ! ». (voir carte du 15 décembre ? )

Pour ce qui est des combats, il semble n’avoir pas été trop exposé. Il écrit le 2 mai 1915 à Croismare (Meurthe-et-Moselle) qu'il n'y a plus de bruit depuis 4 jours et il se plaint de s’ennuyer (voir carte du 2 mai 1915). Le 15 juillet 1915, sa division essuie bien une attaque allemande, mais elle est rapidement repoussée sans pertes françaises. Il se plaint davantage du mauvais temps qui lui valut un rhume ces jours-là (voir carte du 18 juillet 1915).

A l’arrière, les restrictions économiques touchent les civils, Jean Dagon apprend ainsi par une carte de ses parents que sa femme et sa fille sont parties à Clermont-Ferrand pour y travailler et que son fils Georges a été « placé ». (voir carte sur l’arrière)

Ce sont surtout l’éloignement familialet l’ennui qui rythment les jours de Jean Dagon (voir cartes relatives à son ennui) : « je m'ennuie toujours beaucoup car ne pas voir de fin est terrible ». Cela finit par lui miner le moral, il écrit ainsi un jour : « Inutile de t'en dire plus long puisque c'est la guerre et la misère qui nous suit.» (voir carte relative au cafard). Il lutte contre ce « terrible cafard » en régalant ses camarades d’un pâté à la viande pour un 1er de l’an (voir carte du 31 décembre ?)

Enfin, il se trouve à Nancy jusqu’en janvier 1919 où il est démobilisé et où il reçoit la croix de guerre « avec citation des faits passés pendant les combats des années précédentes ». (voir carte du 13 janvier 1919)

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