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Benoît Pacaud (Saint-Léon) voir autoportraits

Ouvrier agricole à Sorbier, Benoît Pacaud est incorporé le 15 décembre 1914 à 21 ans (voir documents militaires). Il témoigne de la Grande Guerre par des notes laissées dans un cahier (voir) qu’il remplit de son incorporation en décembre 1914 à sa démobilisation en mars 1919. On y lit les différentes étapes franchies durant le conflit : sa période d’instruction au camp militaire de la Valbonne dans l’Ain (pages 7-14), son départ vers le front (pages 21-28) et son expérience quotidienne des combats dans les tranchées, notamment dans l’Argonne (pages 29-41) où il fut blessé à l’omoplate par des éclats d’obus le 14 juillet 1915 au bois de la Gruerie (pages 59-68). Il écrit : « Je me crus coupé en deux ». Après sa convalescence, il sera réincorporé en mai 1916 dans le service auxiliaire en tant qu’ordonnance d’un médecin puis en tant qu’infirmier : « (…)malgré que je n’eus aucune notion pour ça mais on m’apprit à faire un pansement ou un massage tant bien que mal. ».

C’est d’ailleurs à partir de cette période que l’on retrouve des dessins et des toiles datés et signés de sa main. Il écrit en mai 1916 : « Je continuais à dessiner et à peindre. J’avais les leçons d’un maître en portraits nommé Pallanchard, et je tâchai d’en profiter le plus possible ».

Voici les thèmes qu'il aborde :

Les destructions causées par la guerre

Benoît Pacaud fut visiblement impressionné par les ruines des villages lorrains traversés (voir ruines). Il écrit alors « Je suis monté au Mont Toulon avec les travailleurs. J’y ai pris des croquis intéressants des lignes et des ruines de Nomény tout en voyant éclater les obus dans cette pauvre ville martyre ». Il dessina aussi le quotidien des soldats du front confrontés à l’attente et aux combats (voir quotidien).

Les gens

Il aime faire des portraits que ce soit des anonymes ou des « célébrités » comme le général Foch ou Trotsky(voir portraits). Il s’intéresse d’ailleurs aux soldats des nations amies (voir alliés) comme ennemies (voir ennemis). La vision des Allemands est sans surprise : celles de fourbes d’après les caricatures publiées alors dans la presse.

La paix

Comme les autres soldats, Benoît Pacaud imagine la vie à l’arrière (voir arrière) et idéalise le retour du soldat dans ses foyers (voir retour). En attendant,il dessine et peint des paysages, villages et ville comme Pagney (Jura) ou Toul (Lorraine), qui renvoient un aspect assez bucolique (voir villages).

Ce n’est qu’après son décès en 1984, que la famille de Benoît Pacaud découvre son carnet et ses dessins et ainsi une période de sa vie dont il ne parlait guère sauf pour évoquer les villes et les monuments qu’il avait découverts.

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