Retour à la page d'accueil Conseil général de l'Allier

Albert Melin (Montluçon)

Albert Melin (voir photo) est né le 9 novembre 1878 à Chantelle dans l’Allier. Il est le fils d’Augustin et de Célestine Melin, agriculteurs. Devenu instituteur titulaire en 1902, il enseigne d’abord à Commentry, puis est nommé à Montluçon à titre définitif en 1908.

Mobilisé le 2 août 1914 à l’âge de 36 ans, il est affecté au 98e régiment d’infanterie territoriale avec le grade d'adjudant (voir registre matricule). Le 14 août 1914, il quitte Montluçon pour rejoindre la région de Soissons. Il passe sa première nuit dans les tranchées en décembre 1914, mais à partir du printemps 1915, sa situation évolue : il quitte les premières lignes et devient officier payeur avec le grade de sous-lieutenant. Démobilisé le 23 janvier 1919 ; il aura passé quatre ans, cinq mois et dix-neuf jours loin de sa famille.

Sa correspondance représente un volume exceptionnel de plusieurs centaines de lettres et couvre toute la durée du conflit (voir correspondance) . Elle s’accompagne d’une série de photographies prises dans la région du front (voir photos).

Parmi toutes ces lettres, certaines portent le tampon du contrôle postal (voir): la censure est de rigueur ! D’autres enveloppes servent, elles, de support de propagande pour les emprunts de la Défense Nationale auxquels la population est incitée à souscrire pour financer l’effort de guerre (voir).

Noémie Melin (Fourilles)

Noémie Melin (voir photo) est née le 10 octobre 1886 à Fourilles. Elle est la fille de Louise-Marie Allier et de Pierre Grobost qui exerce la profession de cultivateur. Le premier décembre 1908, à l’âge de vingt-deux ans, elle épouse Albert Melin, instituteur à Montluçon. Le 13 octobre 1913, la famille Melin s'agrandit avec la naissance d’André (voir photo).

Noémie Melin n’exerce pas de profession particulière. Avec la guerre, elle quitte Montluçon pour s’installer à Thizon, près de Fourilles. Ses lettres témoignent de la représentation du conflit à l’arrière, de la manière dont les populations civiles sont mobilisées et contribuent elles aussi à la guerre totale. Ses écrits montrent également l’évolution de l’opinion face à la durée de la guerre ou la représentation des ennemis, parfois dépeints comme des « maudits boches » (voir lettre du 19 janvier 1915). Si les informations fournies par les journaux sont parfois mises en doute (voir lettre du 3 mai 1915), Noémie ne remet jamais en cause les dirigeants politiques ou militaires et le bien-fondé de la guerre. Elle décrit également avec minutie les premiers pas et les moindres faits et gestes du petit André qui grandit loin de son père pendant ces longues années de guerre (voir fin de la lettre du 11 juin 1915).

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