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Paul Bouard (Noyant-d'Allier) voir sa photographie

Paul Bouard est né le 2 février 1883 à Noyant-d’Allier et est décédé le 21 décembre 1935 à Neuilly sur Seine à l’âge de 52 ans. Il s’est marié le 20 septembre 1910 avec Laure Damestoy à Paris. Avant d’être mobilisé le 4 août 1914 (voir son registre matricule), il est employé à la Taverne du Nègre à Paris. Durant toute la période de guerre, il occupe un poste de cuisinier et n’est donc pas envoyé directement sur le front. Il est évacué le 31 Décembre 1918.

Paul Bouard entretient une correspondance soutenue avec sa femme, il lui écrit une à deux lettres par jour. A travers elles, on peut sentir l’exacerbation de leur sentiment, provoquée par leur séparation. Le besoin de tenir sa femme informée est très fort. Il tente de détourner la censure en inventant un stratagème sous forme de code pour indiquer son emplacement au cours de ses déplacements. Ainsi dans sa lettre du 21 février 1915, il lui explique son système : « je te ferais un gros points sous chacun lettre du pays ou je me trouverai ». Par exemple, dans sa lettre du 28 février 1916, il lui révèle ainsi qu’il est à Verdun. Il lui envoie par ailleurs des coupures de journaux pour la tenir au courant des actualités du front et de l’arrière avant qu’elle ne retourne à Paris voir lettre du 24 mars 1915. Il lui transmet également des souvenirs sous la forme de fleurs (voir), de plumes de faisan (voir) ou de morceaux d’un ballon de dirigeable allemand abattu (voir).

La préoccupation du bien-être de sa femme est omniprésente dans sa correspondance. Ce souci est encore plus marqué à partir de 1916, lorsqu’elle trouve du travail dans une brasserie à Paris. Paul s’inquiète alors beaucoup de sa santé, elle lui explique d’ailleurs dans sa lettre du 2 septembre 1916, qu’elle est trop fatiguée pour lui écrire le soir après son travail.

Du fait des bombardements de Paris, il est plus inquiet pour la sécurité de sa femme que pour la sienne. Il lui donne des conseils notamment pour se protéger des gaz toxiques (voir lettre du 23 août 1917) ou pour se mettre à l’abri lors des bombardements (voir lettre du 2 février1918).

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