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Les frères Valentin (voir sa photo) et Mathieu (voir sa photo) DUBOIS (Lusigny)

Les fils du maréchal-ferrand de Lusigny, Valentin et Mathieu Dubois, sont respectivement âgés de 19 et 22 ans lorsque la guerre éclate en 1914 (voir les registres matricules). Ils écrivent régulièrement à leurs parents.

L’aîné, Mathieu, est versé dans l’artillerie où il manie les canons. Tout au long de la guerre il écrit à ses parents (voir toute sa correspondance) pour les rassurer avant tout, indiquant qu’il est en bonne santé (voir sa carte postale du 27 septembre 1916 ) et qu’il a bien reçu les colis de nourriture (voir sa lettre du 7 septembre 1916). Comme ses camarades, il attend longtemps les permissions et il vit mal le retour de ces dernières (voir sa lettre du 11 novembre 1916). Il se plaint régulièrement des retards du courrier et sa joie est d’autant plus grande quand plusieurs lettres arrivent en même temps (voir sa lettre du 21 décembre 1916). Il bénéficie en février 1919 d’un sursis au titre des dispositions prises à l’égard des « spécialistes agricoles » mettant certains métiers comme celui de maréchal-ferrand à disposition de l’agriculture (voir le Bulletin des armées de la République du 5 septembre 1917). Il est officiellement démobilisé le 20 août 1919.

Valentin est quant à lui versé dans l’infanterie. Comme son aîné, il écrit à ses parents pour les rassurer (voir cartes sur sa bonne santé) et leur expliquer les exercices d’attaque des tranchées. (voir ses cartes du 24 et 26 janvier 1916). Il semble qu’il ait eu une fiancée si on en croit ce poème sur les violettes qu’il lui a dédié (voir). Sa foi lui est d’un grand secours comme en témoignent les annotations de son livre de prière (voir). Il est tué le 29 avril 1916 à Esnes-en-Argonne (voir la transcription de son décès). La lettre que ses parents lui adressèrent le 18 avril 1916 leur reviendra sans avoir été lue… (lien vers la lettre du 18 avril 1916). Dans une lettre du 1er décembre 1916 (voir), son frère Mathieu évoque la reconnaissance de sa tombe sur laquelle il espère bien aller se recueillir bientôt. Ses parents ont pu rapatrier son corps en 1920 afin de l’inhumer dans le cimetière communal de Lusigny (voir les démarches de rapatriement et la copie dactylographiée de l’extrait du registre paroissial de Lusigny)

Jeanne Dubois, la mère de Valentin et Mathieu toucha une pension en tant qu’ascendant de militaire (voir documents relatifs à la pension d’ascendant de militaire)

90 ans après sa mort, en 2006, sa famille s’est rendu sur les lieux où il perdit la vie (voir photos d’Esnes-sur-Argonne) ainsi qu’à Verdun et a pu lire son nom gravé depuis 1969 (voir attestations de la gravure du nom) parmi tant d’autres sur les voûtes du cloître de l’ossuaire de Douaumont (voir photo de Douaumont).

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