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Gilbert Brochard (Venas) (voir photos)

Cultivateur originaire de Venas, Gilbert Brochard, de la classe 1898 est âgé de 36 ans lorsque la guerre éclate en 1914. Il est marié à Marie et est le père de deux enfants Lucien et Marie-Victorine (voir photo de famille). Muni de sa plaque d’identité militaire signalant sur une face son nom, prénom et classe et sur l’autre son bureau de recrutement (Montluçon) et son n° matricule au recrutement (n°1229). Il est affecté au 98e Régiment d’Infanterie de l’armée territoriale. Il est cité deux fois à l’ordre de son régiment : le 28 juin 1916 et le 5 novembre 1916. La première fois, il est loué pour son « grand calme et sang-froid » en tant qu’agent de liaison. La seconde on lui reconnaît « beaucoup d’entrain » et « beaucoup de courage ». On retrouve son parcours militaire dans son registre matricule et son fascicule de mobilisation.

Le 9 mars 1917, il envoie à chacun de ses deux enfants, Marie-Victorine et Lucien une carte postale avec une photo de lui et de son équipe de « signaleurs ».

Il tient un carnet de route dans lequel il consigne les dates et lieux où il passe. Les combats auxquels il participe sont décrits de manière très lapidaire. Ainsi parmi les grandes offensives de Verdun, celle du 24 octobre 1916 pour la reprise du fort de Douaumont perdu en février de siège : « le 24 à onze heures 50 on participe à l’attaque du fort de Douaumont. L’attaque a réussit et nous avons été relevé le 29 au matin ». Même sobriété pour l’attaque de Bézonvaux le 15 décembre 1916 : « le 15 à dix heures du matin on participe à l’attaque de Bézonvaux et là on a eut des difficultés et des pertes mais l’on est parvenu à atteindre l’objectif qui nous était indiqué ». La bravoure des soldats ayant participé à ces deux offensives est saluée par le général Passaga, commandant de la 133eme division de marche, dite « La Gauloise » dans son ordre général n° 87.

La foi a visiblement un rôle important pour Gilbert Brochard qui conserve avec lui un le Petit paroissien du soldat avec prières et chants.

Il est évacué malade en septembre 1918 vers les hôpitaux de Pontoise. A peine rétabli et revenu au front il est blessé à l’arcade sourcilière par un éclat d’obus le 10 novembre 1918…juste avant l’Armistice.

Il reçoit la croix de guerre et la médaille militaire par décret du mars 1932. A cette décoration est rattachée une pension annuelle de 15 francs. (voir les coupons de 1964 à 1972)

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