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Pierre et Augustin Buvain (Louroux-Bourbonnais)

Pierre et Augustin Buvain sont les fils de Marie et Jean Buvain. Il s’agit d’une famille de cultivateurs demeurant à Louroux-Bourbonnais. Pierre est l’aîné, né en 1880, il a 34 ans en 1914. Augustin, né en 1893, a 21 ans. Ils sont tous les deux affectés au 121e régiment d’infanterie.

Pierre

La première partie de la guerre préserve Pierre du front. Du 19 janvier au 21 mai 1915, il est en cantonnement à Pouilly-sous-Charlieu (Loire). Dans une carte datée du 19 avril 1915 qu’il envoie à sa belle-sœur Victorine, il lui explique que les départs au front se font par tirage au sort : « j’ai toujours eu la chance de rentrer. L’on reste plus qu’une trentaine ». Un mois plus tard, c’est son tour de partir. Dans sa carte du 21 mai il indique à Victorine qu’ils sont en route pour Verdun. Le 8 mars 1916, il est blessé au fort de Douaumont par éclats d’obus. Il est alors hospitalisé jusqu’au 30 septembre 1916. Dans sa carte du 8 mai 1916 envoyée de l’hôpital de Vichy il assure aller « de mieux en mieux » mais il ne sait pas encore combien de temps il restera là-bas.

De retour au front le 1er octobre 1916, une engelure des pieds le 6 avril 1917 le tient éloigné du front jusqu’au 22 novembre. Dans une carte envoyée à ses beaux-parents le 13 avril 1917, il les rassure : « je vous dirais que je vat bien mieux. Mes pieds on bien dégonfler ».

Le 24 août 1917, il écrit à Victorine de Lagarde en Ariège où il est visiblement formé pour devenir mitrailleur : « je crois de faire un mitrailleur tout de même ». Le 9 septembre 1917, il lui écrit de Toulouse : « Je crois pas aller en permission avant la Toussaint. Après ma permission il est presque sûr qu’il faudra y retourner à cette triste besogne mais à ce moment les attaques seront bien fini pour cette année ».

De retour aux armées le 23 novembre 1917, il est de nouveau blessé le 13 août 1918 à Villoloy (Somme).

Après l’Armistice du 18 novembre, Pierre est encore mobilisé. Le 19 décembre 1918, il écrit à Victorine de Strasbourg où il espère : « ca serait la libération qu’il faudrait ». Le 13 janvier 1919, il écrit à Victorine : « je voit que la démobilisation ne va pas vite »

Il est finalement démobilisé le 18 février 1919. Son parcours militaire est accessible via son feuillet matricule.

Augustin (voir photos)

Augustin est blessé à la tête par éclat d’obus le 26 mars à Hartmannswillerkopf, surnommé par les Français « le Vieil-Armand » après la guerre. Il est de retour au front dès le 3 avril. Il est ensuite fait prisonnier le 25 avril 1915 et maintenu en captivité au camp d’Ohrdruf en Allemagne. Il a été rapatrié le 8 janvier 1919.

Il obtient un certificat de bonne conduite à la fin de la guerre. Son parcours militaire est accessible via son feuillet matricule et son livret militaire.

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