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Léon Clin (Couleuvre) (voir photo)

Léon Clin, charcutier de son métier, a 39 ans lorsque la guerre éclate en août 1914 (voir son registre matricule). Est-ce son métier qui lui vaut d’être affecté au corps des infirmiers militaires ? Du 6 août 1916 au 10 mai 1918 il fait partie des Poilus d’Orient, envoyés à Salonique. De là-bas il envoie des cartes postales à sa famille restée à Couleuvre. A sa femme Rosa, il se plaint de ne pas recevoir de nouvelles et de s'ennuyer : « encore un mois qui se tire (…) ah que c’est long » (voir cartes) . A son petit garçon René, il lui demande de continuer à lui écrire : « à présent que te voilà grand garçon il faudra bien apprendre à ton école et m’écrire souvent » (voir carte du 15 octobre 1916). A ses parents à qui il envoie une photo de lui (recto de sa carte du 2 novembre 1916), il parle du temps qu’il fait : « il n’y fait encore pas froid. On dirait le printemps en France. Je ne crois pas qu’il y fasse beaucoup d’hiver » .

On ne sait pas où Léon Clin se trouvait lors du grand incendie de Salonique le 18 août 1917, il a cependant gardé des journaux relatant la catastrophe.

Bien après la fin de la Première guerre mondiale, en 1936 et 1937, Léon Clin sollicite l’autorisation (voir demande de 1936) de porter la médaille commémorative serbe (voir la médaille) et la médaille d’Orient. L’armée serbe lui décerne également un diplôme en alphabet cyrillique. Il garde aussi comme souvenir ce petit sabre fabriqué pour sa femme Rosa dont le prénom est gravé sur une face de la lame, alors que sur l’autre face on lit « Orient 1916-1917 ».

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