Retour à la page d'accueil Conseil général de l'Allier

Claude Migeat, Barrais-Bussolles (voir photo de groupe avec son beau-frère Gaspard Bayon)

Claude Migeat, cultivateur de Barrais-Bussolles, a 39 ans lorsque la guerre éclate en 1914. Il est affecté dans le 104e régiment d’infanterie de l’armée territoriale (voir son registre matricule)

Dans une carte envoyée à sa sœur le 27 octobre 1914 il évoque son rapprochement des lignes : "en nous a balancer tout ces jours en taquo en autos et sur la grande ligne nous avons fait 140 kms et ses pas finie nous sommes dans ce patellain en sattant de partir demain. Voila deux jours que nous sommes au repot a 50 km des lignes en peut ce soignée en trouves a peut prêt ce que l'on veut mes sa vat pas durée lontemp malheureusement en y passerait bien le reste de la guerre"

Dans une carte envoyée à sa sœur et à son beau-frère Léon Gaspard Bayon alors en permission, il décrit les conditions d'écriture de sa carte, sa fatigue et le danger qu'il encourt : "toutes les nuits je me fatigue a travailler surtout la marche et bien en danger jusqu'à présent suit pas mal etté mes tu sait bien mon cher frère il faut qu'un coup pour y prendre comme nous sommes en avant. Je fais cette carte dans ma cagnat la bougie allumée, en ne peut pas sortir les boches ne sont pas loings."

A son père il décrit les galeries (de mines ?) où il est : "nous avons encore 7 jours a passez dans nos galeries couché su la planche ses bien dur sat y tient plus de 4000 hommes et tout eclairee a l'electricité ses folie a voir mes pas en temp de guerre en ne peut pas sont faire une idée de voir ce materielle qui s'emploie (...)au moment que je ferme votre carte les obus siflent en passant"

Le 6 avril 1916 il écrit à son père :"comme vous voyez dans tous les villages en a passez ils sont tout arrangés comme sa tous écrassés tous les jours des attaques au alentours de nous un bombardement a tout faire tremblé mes nous y sommes habitué sa nous empeches pas de dormir. Nous sommes dans un poste avancer a trente metres des boches et de tant a autres les balles sifles en se garde bien de se mantrée la tête en nous en leur en fait de meme enfin sa vat encore pas trop mal pourvu quil nous attaque pas je ne sait pas quand sa va finire cet maudite guerre bonheur a selui qui pourat rentrer dans sa famille mes en vie"

Le 22 janvier 1918, il se plaint à sa sœur des conditions de vie dans les tranchées : "je t'écrit à la porte de mon soutairrain en ne risque de rien éttant couché les obus nous peuves rien mes ses les gazs qui sont a craindre Je suis près des boches e au moment que je t'écrit les obus sifles toujours cet meme vie couché sur la planche de plus mal en plus mal je t'assure que c'est dur les cotes me font mal les matins quand je me lève.je vis toujours ave espoir de voir la fin cet année je pansse (...)je te quitte nous sommes dans la boue"

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