Retour à la page d'accueil Conseil général de l'Allier

Louis Friaud, Montmarault (voir ses photos)

Louis Friaud, né à Cérilly et habitant à Montmarault, a 41 ans lorsque la guerre éclate en 1914 (voir son registre matricule). Il est affecté dans la réserve de l’armée territoriale comme chef-cantonnier. Du 24 novembre 1914 au 14 mai 1917 il fait partie de la 10e section de chemins de fer de campagne.

Il écrit quotidiennement à sa femme Catherine et à sa fille Marie à qui il envoie également un cadeau : « il y a une petite bague en aluminium qui pour tois tue me dirat ci cela te vas c'est mois qui la fait » (carte du 20 juin 1915)

Alors dans la Meuse sa mission est de préparer du matériel ferroviaire pour les troupes : « c'est une voie de ballastün que lon démonde pour en faire une autre à Verdun" (carte du 2 juillet 1915). Muté ensuite en Haute-Marne, il semble plus avoir un rôle de surveillant que de manœuvre : « j'ait deux équipes à surveiller et le manche me fait pas mal aux [mains]» (carte du 31 août 1915)

Question nourriture il avoue être mieux loti que sa famille : « nous avons de la viande tous les jours (…)comme dessert tentôt du chocolat de la confiture des biscuits des figues des fromages de camembert tue voit vous avez pas tous cela » (carte du 7 juin 1915).

Il est plus inquiet pour sa famille que pour lui. Il réprimande régulièrement sa femme qui se fatigue dans le jardin: « tue me dit que tu à bècher sur la ligne pour semer des haricot (…)je croit que tue le fait exprès parceque je te le defant (…)je vas te tirer les oreilles ». (carte du 18 mai 1916)

En juillet 1916, il assiste de loin à la bataille de la Somme : « il a fait beaucoup d'orage et que peut être que c'est l'appel des canons de la Somme je vous assur que l'effet peut produire loint parce que je vous assur que c'est quelque [chose] a écouté les nuits on dirait que le feux est partout ca tonne il y a des moment on ce lève pour regarder tellement ca fait du bruit » (carte du 7 juillet 1916)

En mai 1917, c’est de Paris qu’il décrit les bombardements : « le plus ennuyeux c'est les nuits que les boches nous empeche de dormire nous somes plus aussi tranquille qui nous étions la peurt commencerait bien à prendre on s'apperçoit que nous somes a la guerre » (carte du 5 mai 1917)

Il quitte l’arme combattante en mai 1917 avec le grade de sergent-major.

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