Retour à la page d'accueil Conseil général de l'Allier

Jean Perrot (Moulins)

Jean Perrot, jardinier, habite à Moulins dans le quartier de Nomazy avec sa femme et ses deux enfants Antoine et Berthe lorsque la guerre éclate en août 1914. En 1916, naît un 3ème enfant, Marie.

Un ami envoie à Mme Perrot une carte postale comportant des « Bébés poilus » en illustration avec ces quelques vers :

« Parmi tous ces bébés, gros, gras, frais et dodus,

J'espère que vous saurez, sans un problème ardu

Faire un choix judicieux, sûr et autant que sage

De celui qui bientôt saura, s'il est sage

D'un père martyrisé, augmenter le courage.

Le cafard règne en maître dans nos pauvres logis

Renforcé par les puces, les rats et les souris »

Les époux Perrot s’échangent des cartes durant la guerre :

29/11/1915 Elle s’inquiète pour lui du froid dans les tranchées.

11/09/1915 Il lui annonce la suspension de sa permission tant espérée : « je suis désilusionné, jusqu'à maintenant je comptais partir en permission mais je viens de recevoir une mauvaise nouvelle ma permission est suspendue »

29/12/1915 Elle lui prépare un colis pour fêter le jour de l’An avec un saucisson, du chocolat et du tabac

16/01/1916 Elle lui envoie un « caoutchouc » pour le protéger de la pluie

06/04/1917 : Il lui écrit de Salonique sur une carte illustrée de ces lieux

19/05/1918 Elle lui écrit sa déception pour une permission attendue en vain : « je suis bien ennuyer de voire que tu ne viens pas moi qui t'attendais tous les jours »

04/07/1918 Elle a appris trop tard qu’il prenait le bateau pour l’Algérie et n’a pas pu aller lui dire au revoir : « je suis été bien attrapper quand j'ai reçu la nouvelle que tu partais en Algérie j'ai eu bien régrés de ne pas avoir été à Lyon mais je n'ai pas eu ta lettre assez tôt (…)tu est bien heureux d'y aller s'est l'essentiel mais moi je l'ai trouver bien dûre »

11/11/1918 Enfin l’Armistice : « aujourd’hui la bonne nouvelle que nous avons eu la fin de la guerre s’est bien beau on ne peut pas y croire toutes les clôches on sonner a 1 heure moins 10 minutes ce soir tout le monde sont heureux quelles grande joie mais la plus belle joie pour moi est le jour que tu vas arriver et j’espère bien que ce jour n’est pas bien loin car l’en va bien renvoyer les plus charger de famille les premiers sans doute »

18/11/1918 : Son retour n’est pas immédiat pourtant car il lui annonce qu’il reste en Algérie comme instructeur.

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