Retour à la page d'accueil Conseil général de l'Allier

Emile BOURGOUGNON, Cusset (voir sa photo)

Né le 2 août 1878, Emile Bourgougnon a 36 ans lorsque la guerre éclate en 1914 (voir son feuillet matricule). Il exerce alors le métier de maître-répétiteur ou professeur d’anglais au collège de Cusset (voir sa carte de visite). Il est nommé interprète auprès de la mission militaire française, elle-même attachée à l’armée britannique (voir sa carte d’identité militaire).Il est envoyé dans un corps australien, qui dépend alors de l’armée britannique en tant que membre du Commonwealth. Comme l’indiquent les enveloppes de sa correspondance –nous n’avons malheureusement pas leur contenu- il est maréchal des logis dans le 1er ANZAC : « Australian and New Zealand Army Corps », un corps d'armée formé de troupes australiennes et néo-zélandaises. Quelques documents imprimés relatifs à l’Australie datent de cette époque. Une affiche de propagande témoigne en particulier de son intérêt pour le référendum organisé en Australie en décembre 1917 posant aux électeurs cette question « Êtes-vous d'accord avec la proposition du gouvernement du Commonwealth de renforcer les forces armées du Commonwealth à l'étranger ?» Le non l’emporta.

Autre document intéressant : cette carte postale éditée en mémoire de l’infirmière britannique Edith Carvell. En poste dans un hôpital de la Croix-Rouge à Bruxelles alors occupée par les troupes allemandes, elle joua un rôle essentiel dans l’évasion de nombreux soldats français, belges et anglais désireux de rejoindre l'armée en passant par les Pays-Bas. Elle fut fusillée pour trahison par les Allemands le 12 octobre 1915 et fut dès-lors considérée comme une héroïne de guerre.

Le fils d’Emile, René[i], s’adapte lui aussi au contexte international : sa carte de vœux 1916 est en anglais…

Après la guerre, Emile Bourgougnon se présente comme candidat « ancien combattant », aux élections législatives de novembre 1919, sur la liste socialiste de Léon Thivier, Paul Constant, Marx Dormoy, René Boudet et Pierre Brizon (voir tract électoraux). Ils échouent alors face à la liste des radicaux socialistes. Il a également écrit plusieurs articles pour des revues savantes comme le Bulletin de la Société d’Emulation du Bourbonnais, le Bulletin de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Vichy et Notre Bourbonnais.

Les archives d’Emile Bourgougnon ont été déposées à l’Historial de Péronne par son arrière-petit-fils Eric.

[i] Plus tard, devenu historien, René Bourgougnon publie, entre autres, Montluçon au siècle de l’industrie.