Retour à la page d'accueil Conseil général de l'Allier

Alexis SOUDRY, de Vaux (voir photo)

Né le 17 juillet 1890 à Vaux, Alexis SOUDRY, ajusteur-mécanicien, participe à la bonne marche de l’entreprise familiale des Forges Saint-Hippolyte, aux Trillers (voir publicité). La spécialité de l’usine est la fabrication de fers à bœufs.

En 1910, il fait ses classes en Tunisie dans un régiment de zouaves (voir les photos de lui en uniforme). En août 1914, il est incorporé (voir son registre matricule) et nommé sergent le 1er octobre 1914. Tout au long de la guerre il correspond avec son frère aîné Albert et sa mère (voir lettres). Il essaie de rassurer cette dernière qui en effet n’hésite pas à écrire aux Chemins de fer et au capitaine de son régiment de zouave pour s’assurer la bonne réception de ses colis (voir lettres de réponse de novembre 1914). En juillet 1917 il est transféré au 121ième régiment d’infanterie. Suite à la promulgation de la Loi Mourier du 10/08/1917 (cf. article 3), il est détaché à l’usine familiale car « appartenant à une classe trop jeune et affecté à un emploi technique spécialiste qualifié ». Les forges de Vaux participent à l’effort de guerre en fournissant notamment des fers pour les chevaux de plus en plus sollicités (voir lettre de commande de l'armée). Le 23/05/1918, Alexis Soudry doit retourner au front, il est affecté au 57ème Régiment d’Infanterie.

Fin août 1918, les troupes françaises mettent la pression sur les Allemands dans la Somme. C’est dans ce contexte qu’eut lieu la bataille de l’Ingon. Alexis Soudry et son régiment doit participer à la libération de Rouy-le-Petit. Le 1er septembre 1918, il semble qu’Alexis se soit porté volontaire avec quelques camarades pour aller ouvrir un chemin dans les barbelés. Malheureusement, l’ensemble était relié à une mine et il fut tué avec ses camarades.

Il reçoit la médaille militaire à titre posthume.

En l’absence de corps, sa mère et son frère firent ériger une stèle à sa mémoire sur le champ de bataille où il périt, à Rouy-le-Petit (Somme). Cent ans plus tard, cette stèle est restaurée par la mairie et, en août 2018, une cérémonie est organisée en l’honneur d’Alexis en présence de plusieurs de ses descendants. Nous remercions d'ailleurs, sa petite-nièce, Madame Martine Soudry-Pontisso pour les archives et renseignements biographiques ici présentés.